La respiration est symbole de vie. Sans oxygène, point de vie.  Elle est l’énergie vitale. Dès lors que la respiration nous quitte, notre vie s’éteint. 

Comme un métronome le souffle rythme notre existence : nous naissons avec une inspiration, et nous mourrons avec une expiration. 

Les traditions anciennes accordaient une grande importance à la respiration : souffle des transes chamaniques et des rituels initiatiques des peuples premiers, pranayama des pratiques de yoga, souffle des traditions méditatives, pour n’en citer que quelques-unes.

Les nombreuses expressions populaires qui émaillent notre langue et où figure le souffle, sont les témoins de son importance et de la présence qu’il occupe dans la vie de l’homme. Il est d’ailleurs assez marquant de constater que beaucoup d’entre elles expriment nos limitations par rapport à celui-ci : avoir le souffle court, manquer de souffle, être à bout de souffle, avoir le souffle coupé, et bien d’autres encore…

Cela n’a rien d’étonnant, la respiration, dans sa dimension vitale, celle qui nous nourrit vraiment énergétiquement, ou dans sa dimension permettant la maîtrise des émotions, est une grande oubliée de nos temps modernes. Bien sûr, on respire en faisant de la gym ou en pratiquant un sport, mais le souffle est rarement pratiqué de manière pleinement consciente et ressourçante. De la même façon, bien peu de personnes pensent à user de leur respiration lorsqu’elles sont sur le point d’être emportées par une émotion. C’est souvent en contractant des difficultés à respirer que l’on réalise l’importance essentielle du souffle. En s’éloignant de son corps et de ses ressentis et en les remplaçant par des préoccupations extérieures à lui, l’être humain a fini par oublier qu’il était un être respirant ; la respiration est devenue, sinon accessoire, en tout cas digne de fort peu d’intérêt. 

Heureusement, tout excès amène des corrections, et un certain nombre de disciplines ou d’arts de vivre nous permettent aujourd’hui de redécouvrir en conscience ce souffle précieux qui nous habite : souffle ressourçant du qi qong, prânayâma du yoga, souffle de la marche en conscience – souffle énergétique, émotionnellement libérateur et unifiant du rebirth, de la respiration holotropique, du chamanisme – souffle apaisant de la méditation. Le souffle se décline ainsi sous de nombreuses colorations, tantôt plus énergétiques, émotionnelles ou spirituelles qui mettent en lumière son importance vitale.

La  respiration est  utilisée de manière thérapeutique, elle est  bénéfique aussi bien dans le domaine du soulagement des maladies que pour la promotion de la santé et en prévention. Elle a particulièrement fait ses preuves pour les troubles respiratoires, et cardiovasculaires, mais aussi dans les troubles alimentaires, les angoisses, et états d’épuisements, le stress et tout ce qui en découle. 

Sentez la vie qui vous traverse !

La respiration pratiquée en conscience est une porte royale ouverte vers de nouveaux horizons intérieurs, là où il fait bon vivre…

C’est à travers cette exaltante conscience du souffle que je vous convie, à découvrir ce plaisir de respirer à pleins poumons, à vous émerveiller, à vivre des instants de joie et de sacré, et à vous reconnecter à la magie de la vie !

Deux exercices par mois à pratiquer chaque jour, pour devenir de plus en plus intime avec  cette source de vie qu’est le souffle.

En attendant notre première rencontre avec la respiration en conscience, prenez deux minutes, deux minutes de vrai plaisir à respirer, après avoir lu les quelques lignes ci-dessus. 

Allongé sur le dos ou assis sur une chaise dans une position qui vous est confortable et agréable, les yeux fermés ou ouverts, portez votre attention sur le mouvement spontané de votre ventre, ressentez avec chaque inspiration l’abdomen qui s’élève et se gonfle, et avec chaque expiration l’abdomen qui se retire et s’efface. 

Restez la… juste sur cet aller-retour, qui vous touche à chaque instant et vous relie avec ce qui se fait sans que vous n’ayez rien besoin de faire. 

N’essayez pas de tirer l’inspire ni de pousser l’expire, juste laissez-vous bercer comme la coque d’un bateau sur l’océan, pratiquez cela jusqu’à ce que vous ressentiez en vous que le souffle vous est offert, et que l’écouter c’est comme célébrer la vie qui vous traverse.

 Faites cela 5 minutes chaque jour, en plaçant un minuteur qui vous guidera lorsque votre temps de concentration sera terminé.

Inspirez… expirez, vous vivez

 

 

 

La  respiration est utilisée de manière bénéfique aussi bien dans le domaine du soulagement des maladies que pour la promotion de la santé et en prévention. Elle a particulièrement fait ses preuves pour les maladies suivantes:

Sandrine Vimes

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