poeme discrimination frederic Vimes ecole Kaladvaita

Déjà pour commencer, il peut être pertinent que je vous dise où j’en étais…en 2016, au plus haut de mon poids, je pesais 131 kilos pour 1m64, soit une taille 52.

Ensuite, le premier constat est que j’en suis arrivée là en mangeant. Alors oui j’ai aussi une maladie de la thyroïde qui peut jouer sur le poids et mon appétit mais pour le coup, ma vraie problématique est la gestion de la nourriture, ou si je veux être précise, la gestion de mes émotions à travers la nourriture.

Ceci est accentué par les addictifs des produits transformés et leurs fonctionnements sur le cerveau, soit comment en mangeant nous devenons accros mais nous verrons cela dans un autre article.

Je vais commencer par vous parler de mon mode de fonctionnement de l’époque, qui se manifeste de temps en temps aujourd’hui mais là encore j’y reviendrai).

Pour fêter quelque chose : je mange

Je passe un bon moment : je mange

Je suis triste : je mange

Je me sens seule : je mange

Je m’inquiète : je mange

Je etc

Bref pour résumé, la nourriture se trouvait partout dans ma vie quelque soit l’émotion que je ressentais.

Le second constat :

Je mangeais beaucoup de « saloperies », je me servais de assiettes disons copieuses (j’impressionnais mes collègues qui étaient des gars de terrain donc avec un bon coup de fourchette) et je grignotais : le trio gagnant pour entrer dans le cercle de moins en moins fermé de l’obésité…

Aujourd’hui je peux vous dire, après des années d’expériences, qu’essayer de remplir un vide par la nourriture ne fonctionne pas, j’ai juste pris du poids et maltraité mon corps.

Mais à l’époque, je cherchais juste à m’anesthésier comme d’autres personnes peuvent le faire à travers d’autres addictions.

La nourriture pour moi était un besoin, une envie, un pansement, un réconfort, un partenaire, un plaisir, une fuite…et inconsciemment une autodestruction.

Pourquoi autant de malveillance envers moi ?

Je ne m’aimais pas, je ne m’acceptais pas, je ne me choisissais pas…et je me fuyais en faisant tout pour aider les autres. Cela partait d’un bon sentiment bien sûr et j’ai pu aider quelque personne mais inconsciemment je voulais être aimé, validé et savoir que je méritais mieux…

Il m’a fallu des années, toutes sortes de tentatives avec les échecs qui vont avec, pour prendre conscience de cela et comprendre qu’essayer de combler ne sert à rien.

Il est de ma responsabilité de découvrir ce qu’il me faut et de développer de la bienveillance envers moi afin de pouvoir donner et recevoir sans déséquilibre.

Lorsque j’ai commencé cet article, je n’osais pas parler de moi mais je me suis rendue compte de l’intérêt de ne pas se cacher et surtout de demander de l’aide.

Maintenant que je suis accompagnée et aidée dans mon processus, je peux observer avec plus de sérénité les souffrances et les contractions que je m’infligeais depuis des années. si ces chroniques peuvent apporter une prise de conscience en permettant de ne pas tomber aussi bas que moi ou d’en sortir plus facilement alors cette introspection publique est utile.

Nous sommes tous sur le même radeau donc n’hésitez pas à partager…

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