poeme discrimination frederic Vimes ecole Kaladvaita

Peu de choix s’offre à moi, ou je laisse tomber et m’enferme dans mon mal-être ou je relève mes manches et cherche à me reconnecter à ce nouveau corps.

Cela peut paraitre évident avec le recul. Je suis dans la trentaine, je ne vais pas m’enfermer dans mes souffrances.

Et pourtant quand tu te bats depuis des années contre toi-même, une partie de toi n’en peut plus.

Tout dépend alors de ton niveau de résilience, c’est-à-dire de ta capacité à te ressaisir et à t’adapter aux circonstances pour te développer positivement.

Je me suis à plusieurs reprises demandée ce qui permettait d’augmenter cette résilience. Pourquoi face aux difficultés qui s’accumulent, j’arrivais à me lever chaque matin ?  Pourquoi  je persévérais alors que j’avais cette impression de survivre plutôt que de vivre ?

J’ai compris aujourd’hui, grâce au parcours introspectif, qu’il s’agissait de la foi envers la vie.

Cette foi dont je n’avais pas conscience était déjà bien présente et c’est encore elle qui m’a permis de ne pas rester dans cette illusion.

En parlant de mon ressenti, de cette impression d’être coupée de moi-même, on m’a proposé deux orientations et j’ai choisi les deux : l’activité physique et l’énergie (dont je vous parlerai la prochaine fois).

Cela peut sembler évident de faire du sport pour se connecter à son corps mais quand tu as toujours détesté cela car le moindre pas, à 131 kilos, demandait un effort et que les cours de sport aux collèges étaient une horreur, cela ne donnait pas envie de s’y mettre.

J’étais tellement dans la bienveillance me concernant, qu’il fallait que je n’en puisse plus d’une situation, pour commencer à lâcher et à m’ouvrir à d’autres solutions. Entre mes empreintes négatives, mes croyances et mes peurs, j’étais têtue. J’étais donc dans un bras de fer mental contre moi-même.

Pour l’activité physique, j’ai donc cherché à esquiver mon mode de fonctionnement. Pour cela, j’ai pris rendez-vous avec ma tante pour rencontrer son coach sportif le plus rapidement possible. Pour dépasser mes blocages, j’ai tendance à foncer dans le tas parce que je sais qu’en restant dans le mental, je trouverais toujours une justification pour ne pas le faire.

J’ai également choisi l’option de le faire avec quelqu’un : un rendez-vous fixe qui m’empêchera de procrastiner mais aussi une personne qui s’adaptera à mes capacités et à mes blessures.

Croire que l’obésité n’affecte pas les ligaments, les muscles…serait de l’aveuglement. Je me suis maltraitée pendant des années avec une sorte de « torture » physique et mental, il me fallait une autre dynamique, l’apport d’énergie positive et une prise en charge personnalisée.

Enfin le jour J, Fred le coach sportif de ma tante arrive à son domicile et engage la conversation sur mon envie de faire du sport.

Je l’arrête immédiatement, précisant que je cherchais de « l’activité physique », étant simplement allergique au mot « sport ».

Nous avons tous notre propre réalité et un simple mot n’aura pas la même définition ni la même vibration selon notre expérience, nos empreintes, notre éducation…

Simplement en ayant conscience de cela, nous nous épargnons beaucoup de souffrances en évitant les interprétations, en communicant autrement avec les autres mais aussi avec Soi, tout en passant à l’action.

Voilà comment j’ai débuté mes cours d’activité physique avec un coach sportif, 1 heure par semaine, avec des exercices à refaire chez moi entre deux séances. Cela m’a permis de me remuscler en douceur, d’éviter de faire certains mouvements qui auraient pu me blesser et d’avoir de la régularité dans cette apprentissage, je ne m’engage jamais à moitié.

J’ai découvert plus tard, que les effets positifs étaient limités comme je n’avais pas posé une véritable intention de cœur derrière et que je ne cherchais pas à me rencontrer moi-même dans mon corps. Je bougeais ce dernier mais restais dans le mental, c’était donc une bonne chose pour mon corps mais pas nourrissant pour mon esprit. Je ne reconnectais pas les deux de cette manière-là mais déjà je faisais un pas vers moi et surtout j’avais une pratique bienveillante.

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