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Un an est passé depuis ma dernière opération. Dans la prochaine chronique, je ferai le bilan de mon alimentation pendant cette année de tentatives de reconnexion à mon corps.

Lors d’un baptême suivi d’un double anniversaire, une amie avait prévu un photographe pour marquer l’évènement. Cet homme passionné par la photo a mixé photo sur le vif, pose et coin déguisement avec fond de lumière.

Après quelques photos de groupe et une en mode aviatrice, mes amies me conseillent de faire une séance photo individuelle.

Depuis quelques mois, je me disais que je devais refaire des photos professionnelles pour agrémenter mon site internet et mes réseaux. Cela devenait important car je peaufinais un infoproduit et je venais de commencer une formation de coach.

D’un point de vue professionnel, je voulais une image qui reflète mon sérieux et qui indique que j’osais me montrer.

Par contre, je n’avais pas pensé à des photos personnelles. Je n’étais pas « amie-amie » avec mon corps ou en harmonie avec mon image malgré mes tentatives pour changer cela.

J’ai donc échangé sur ce projet avec le photographe qui m’a envoyé par mail son book. J’y ai jeté un œil par principe mais en réalité, je n’en avais pas besoin.

Je peux être longue pour décider quelque chose ou parfois me bloquer par peur mais lorsque je prends une décision, je fonce.

Et là, son enthousiasme pour la photo était sa meilleure carte de visite.

Après synchronisation de nos agendas, le rendez-vous pour la séance est pris deux mois en décembre avec une maquilleuse.

Il me donne une liste d’exemple de tenue mais ne sachant pas ce que je voulais, je prépare deux sacs cabas au contenu varié.

Le jour J, en dehors d’un maquillage naturel et des photos pros, je n’ai pas d’attente et me laisse donc guider par leurs propositions. Je passe ensuite un petit moment chouchoutage pour le maquillage et la coiffure.

Je me rends compte que je prends rarement le temps pour cela. Je fais un massage de temps en temps mais n’ayant pas trouvé de masseuses qui me permettent de me détendre en appuyant vraiment, je repars souvent frustrée et je le fais rarement.

Je me suis éloignée au fil des années de tout ce qui touche au chouchoutage de mon corps, oubliant le plaisir de se détendre de cette manière.

Je profite donc du moment et discute tranquillement, en sortant un peu de mon mental. Exceptionnellement, je ne pense pas à la suite, je suis prête à me laisser guider.

Gille, mon photographe me rappelle l’importance de la lumière dans la photographie. Par ce biais, il est possible de mettre en valeur ce que nous voulons mais aussi de camoufler ce que nous ne voulons pas montrer.

Après des essaies de fond et de lumière, nous enchainons les tentatives de poses et de tenues.

Le résultat est visible sur mes vignettes, mon site et mes réseaux.

Cet exercice permet de se (re)découvrir sous un nouvel angle et soyons honnête une bonne maquilleuse et un bon photographe permettent de sortir de sa coquille.

Au lieu de rester figée sur ce que je n’aime pas chez moi, j’aperçois autre chose et j’ai passé un bon moment.

Avec le recul, je pense qu’aucune de mes tentatives n’étaient un échec mais il fallait en plus de mes expériences extérieures, me connecter de l’intérieur.

M’accepter, me valider comme j’étais, ne plus me juger…cela voulait dire « regarder la vérité en face ».

Je suis seule responsable de mes souffrances, j’avais donc à œuvrer contre mes vieux démons. Je ne le savais pas encore à l’époque mais ces derniers allaient refaire surface.

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