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Le confinement débutait. J’avais ma certification de coach en poche. Je m’engageais avec mon école pour continuer ma formation en échange de coaching gratuit pour leurs élèves.

Et surtout je travaillais à fond sur mes offres pour développer mon activité.

J’étais à mon compte depuis plus de 2 ans mais je vivais cela comme un renouveau. J’étais donc dans la dynamique et l’énergie de tout lancement : tout était possible… et c’est, osons le dire, ce qui est vendu sur le marché du coaching.

Proche de ma team de coach, les Phoenix 51, nous nous retrouvions régulièrement pour faire part de nos avancées, se booster, s’entraider…

C’est dans cette dynamique que Florence à lancer sur série de conférences en ligne pour ses clientes et nous a demandé d’apporter nos savoir-faire.

Jusqu’ici ma cible était les entrepreneurs, où comment lier performance et bien-être. Mais en parallèle, je voyais dans les groupes de chirurgie de l’obésité de nombreuses questions et beaucoup de souffrances.

En écrivant ces mots, je me rends compte de la force de mon orgueil. Mes opérations s’étaient bien passées, j’avais appris beaucoup de choses sur le lien corps-esprit, je me sentais mieux…j’ai donc occultée inconsciemment tout ce que je vous ai décrit dans les dernières chroniques. Je n’acceptais toujours pas mon corps et me réfugiais encore dans la nourriture.

Je me suis persuadée que tout allait bien, que je maitrisais tout cela et qu’aider les autres comblerait ce vide en moi.

J’ai proposé et réalisé à 2 reprises, pour Florence et sur ma chaine Youtube, une conférence sur mes astuces pour limiter le grignotage.

Tout ce que j’ai dit était vrai et testé mais cela restait des stratégies d’évitement. Techniquement, cela ne fait pas de mal mais en ne traitant pas le problème de fonds, comme j’ai pu le faire dans mon ignorance, cela ne règle rien. Par contre, tout retour vers la nourriture provoque ensuite un sentiment d’échec, de la culpabilité et du jugement envers Soi.

J’étais et je proposais un cercle vicieux de souffrances nourrissant la souffrance. Mes outils de coach, auxquels je croyais, n’étaient pas indiqué, voir même ils amplifiaient les contractions sur le long terme.

Voilà comment j’ai joué un rôle, celle d’aidant…

Aider les autres pour aller mieux moi-même… Inconsciemment, chercher pour autrui afin de trouver pour Moi…

Qui suis-je ? Ou du moins qui-étais-je car rien n’est figé, tout change à tout instant.

J’étais une imposteur envers moi-même qui faisait les choses avec le cœur et bienveillance mais sur un fond de souffrances, de peurs, d’empreintes négatives et de conditionnements inconscients et non résolus.

Et tout cela, je pouvais le transmettre énergétiquement aux personnes que je voulais aider.

Je sais désormais l’importance de se donner à Soi avant de donner aux autres. Et de ne le faire qu’après un vrai et profond nettoyage.

Il m’a fallu du temps, non pas pour comprendre ces principes, mais pour ressentir à quel point ils étaient essentiels pour se mettre au service d’autrui à partir d’une ouverture de cœur.

Tout cela est et sera expliqué en détails dans mon autre chronique « chronique d’une confinée en introspection ».

En attendant, je préparais mes accompagnements, lançais une chaine Youtube : « journal d’une sleevé ». Je m’enfonçais dans mes illusions avec la ferme intention d’aider les autres comme je n’avais pas réussi à m’aider. Nourrie par mes croyances de coach, j’occultais en plus une réalité : au fond de chacun, il y a de la souffrance.

Si des petits exercices sur les peurs, les émotions ou l’estime peuvent donner l’impression d’aller mieux, il ne s’agit que de la surface de l’iceberg. En profondeur, entre empreintes négatives et ignorance,  les eaux sont tumultueuses et le restent sans connaissance des mécanismes de l’esprit et surtout sans une pratique quotidienne de ces enseignements non duels.

Je l’ai appris à mes dépends mais j’ai eu de la chance, la vie m’a permis cette apprentissage afin que je m’aide moi-même, comprenne mon processus afin d’appréhender celui des autres pour ensuite les accompagner réellement en tant que thérapeute ou en tant que référente pédagogique pour permettre à toute personne qui le souhaite de devenir son propre thérapeute.

En attendant, afin d’aller au bout de ce beau projet, il me reste à appliquer les enseignements sur moi-même et à comprendre mon fonctionnement pour en sortir…Nous verrons cela une prochaine fois.

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