poeme discrimination frederic Vimes ecole Kaladvaita

Toutes nouvelles expériences nécessitent de prendre ses marques donc au début j’ai tâtonné, comme beaucoup je pense, avec ce nouveau mode de vie.

J’avais la chance de travailler depuis chez moi, à mon compte, depuis deux ans déjà et d’être célibataire sans enfant.

Cela m’a épargné les difficultés du télétravail, tout en jouant à l’instit et en n’ayant pratiquement plus aucune intimité.

Pour autant, il m’a fallu m’adapter à la situation. C’est la première fois que je faisais des courses pour 3 semaines afin d’éviter les magasins et l’ambiance anxiogène. J’étais une éponge et ne savais pas comment gérer cela à l’époque donc j’ai préféré m’isoler.

Pour la même raison, je n’ai pas pris mon heure de sortie autorisée pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’une vive douleur au dos, ma rappelant mes années d’obésité, se fasse sentir (mal  a dit).

J’avais des incompréhensions face à l’humain. Pourquoi avec une sorte de « grippe », les papiers toilettes étaient dévalisés ? Cette période a été un vrai apprentissage anthropologique. Quand la peur est le point de départ d’une action, la réaction est sur la même lignée, ce qui n’engendre rien de positif.

J’ai créé mon compte Zoom et dès que je pouvais avoir un(e) ami(e) au téléphone ou idéalement en visio, je le faisais. Cela me donnait l’impression d’être moins seule, de pouvoir voir du monde à défaut de les toucher.

J’ai initié ma mère pour des visios en famille ce qui nous a permis de continuer un semblant de proximité avec ma nièce, de la voir grandir et de lui souhaiter bon anniversaire pour ses 6 ans.

C’est dans ces moments-là que tu prends conscience de l’importance des petites choses dans la vie. Sur le principe, un anniversaire n’est qu’un symbole mais en n’ayant pas la possibilité de le fêter comme tous les ans en famille, tu te rends compte que je n’ai pas profité pleinement des autres fois, où je pouvais la voir, lui faire des câlins et des bisous.

Je n’étais pas pleinement dans l’Ici et Maintenant et n’avais pas conscience de la chance que j’avais de vivre ces instants.

J’étais à mon compte mais je n’avais pas de contrat, tout était en attente. Donc j’en ai profité pour suivre les formations en ligne que j’avais, faire des conférences avec plusieurs de mes contacts pour leur communauté, avancer sur de nouveaux projets (une designeuse d’idées a toujours plusieurs projets et envies en même temps …). Mais j’avais cette peur dans le fond de mon devenir et je ne passais pas à l’acte.

Les jours se ressemblaient et j’avais l’impression que le monde était en stand-by. Les rues étaient quasiment vides. Je découvrais les deux pies qui vivaient sur le sapin en face de chez moi et le bruit des pins qui craquent pour devenir des pommes de pin. La Nature reprenait ces droits, voilà un vrai point positif et je découvrais une nouvelles visions, plus posée de la vie. Face à moi-même, j’avais envie d’optimiser ce temps pour faire quelque chose qui m’apporte vraiment et sois déterminant. En réalité, je papillonnais et tournais en rond comme un lion en cage.

Une amie a partagé sur notre groupe un lien vers des conférences philosophiques mais je m’y suis inscrite trop tard pour recevoir le lien du soir même et la semaine suivante, j’avais déjà oublié ce que c’était avec toutes les sollicitations que je recevais.

J’ai préféré proposer à mes amis de l’école de coaching, les Phoenix 51, des rendez-vous individuels pour les aider à trouver leur spécialisation, leur angle et les développements possibles de leur activité. C’était aussi un bon entrainement pour moi, étais-je capable d’apporter plus de clarté dans leurs capacités ?

Je me testais, apprenais, m’engagez dans des coachings gratuits au sein de mes formations pour acquérir de nouvelles compétences et garder la main pendant cette transition.

Et enfin, j’ai osé me poser, m’ouvrir à une amie et lui dire que je m’intéressais à la spiritualité.

Venant d’une famille pragmatique et ayant de mauvais souvenirs des messes et de l’ambiance catholique, ces mots étaient un exploit.

L’énergie, le monde invisible me parlait mais en même temps me faisait peur et me donnait l’impression que ce n’était pas pour moi. Ne voulant pas être déçue, je préférais ne pas me croire capable et n’osez pas espérer pouvoir m’ouvrir à cela.

Dans cette discussion, Adeline m’a parlé de méditation mais mes souvenirs des essais précédents étaient plus de l’énervement qu’autre chose.

Mon esprit était agité, visualiser mon corps me stressait…mais j’étais enfermée chez moi alors je me suis ouverte pour refaire une tentative.

Le lendemain, je reçois de sa part un numéro de téléphone et une mini présentation de son enseignant qui lui a dit que je pouvais l’appeler.

A un autre moment, dans un autre contexte, je ne suis pas sûre que je l’aurai fait. Mais là qu’avais-je à perdre ?

Il y a des actes qui ne s’expliquent pas rationnellement, en voilà un, que je vous raconterai en détails la prochaine fois.

Il n’y a pas de hasard dans la vie…en avez-vous conscience ? Nos seuls limites sont celles que nous nous mettons nous-mêmes, je le ressens désormais.

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