Où se trouve cette clarification, dans la compréhension des mécanismes de l’esprit, qui permet d’être ; qui conduit vers la libération des mécanismes nocifs et engendre un état de joie inconditionnée ?

Hormis le fait qu’intellectuellement il est facile d’en déceler la source, puisque nous sommes individuellement cette source ; la question fondamentale est : comment atteindre cette clarification ?

Avant de tomber dans le comment, il est impératif de s’être confronté à son propre processus en tant que nature de Dukkha (souffrance) qui, par un élan du cœur, s’autorisera l’introspection, d’abord grossière, puis très subtile afin de sortir de Dukkha.

C’est le toucher sensoriel des souffrances qui conduit vers la compréhension de l’Ego, lui-même étant une fenêtre vers la conscience.

Chacun recherche l’harmonie, la paix. Personne ne souhaite souffrir. Mais c’est comme chercher une tête d’épingle dans une pièce complètement dans l’obscurité. Le noir, en tant qu’absence de lumière, nous remet face à nos limitations.

Il est impossible de voir ce qui est invisible. Et pourtant ?  N’existe-il pas d’autres façons de voir ?

C’est extrêmement difficile de faire confiance à autre chose qu’aux sens qui conditionnent toutes nos actions depuis des millénaires, et pourtant, ce qui nous fait vivre d’un côté, nous fait aussi souffrir de l’autre.

Alors, comment mettre de la lumière dans cet espace qui paraît dans l’obscurité ?

Sans doute en lâchant le concept de lumière et d’obscurité. Les deux sont la création de l’esprit qui cherche un sens à ses perceptions.

L’esprit n’est-il pas responsable de ses souffrances ? Les souffrances font parties du champ de la conscience, elles n’en sont qu’une infime partie, un écho, une étincelle.

Tout ceci rend joyeux. C’est le trésor sacré de la voie du cœur.

                                                                                                                                                             Frédéric Vimes

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