Les initiales EMDR signifient eye movement desensitization and reprocessing c’est-à-dire désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires.

Elle utilise une stimulation sensorielle bi-alternée avec les mouvements oculaires en suivant les doigts ou le stylo du thérapeute avec également un stimuli auditif (son dans les oreilles, buzz dans la main, tapping…).

Le but étant de traiter les souvenirs traumatiques non digérés par le patient ce qui provoque divers symptômes pouvant être très invalidants, en recodant les images, les perceptions et les souvenirs codés négativement dans le cerveau afin de diminuer leur impact négatif.

Lors d’une situation banale, il y a une réaction et le cerveau analyse ce qui s’est passé. Lorsque la réaction est démesurée, la peur et les capacités de réflexion sont dépassées. La pensée ne peut alors plus se connecter aux émotions qui deviennent incontrôlables. Si ce dysfonctionnement persiste dans le temps, l’amygdale reste hyper sensibilisée.

Le moindre stimulus extérieur va l’activer ce qui provoquera une émotion très intense, totalement en inadéquation avec l’évènement. Il y a eu un dysfonctionnement de la mémoire. L’EMDR va faire revivre le traumatisme pour réencoder correctement le souvenir et diminuer la charge émotionnelle associée.

Utilisée depuis plus de 30 ans (méthode découverte par hasard par Francine Shapiro en 1987), elle est principalement validée pour traiter le trouble de stress post traumatique.

Une séance d’EMDR dure entre 60 et 90 minutes. Le patient est en général traverser par d’intenses émotions et il ressent une amélioration dès la fin de la séance.

Cette dernière commence par un entretien préalable permettant de créer une relation de confiance entre le patient et le thérapeute, d’identifier la problématique à traiter (la flèche) et parfois de faire un exercice pour calmer la personne.

Cette thérapie peut être faite chez les adultes comme chez les enfants et un souvenir traumatisant peut nécessiter plusieurs séances. La méthode est réalisée en conscience. Cet outil correspond à l’encodage que fait naturellement le cerveau lorsque tout va bien. Elle reprend le mouvement rythmique des yeux pendant qu’une personne rêve.

Le thérapeute va demander au patient de se reconnecter au souvenir traumatisant et aux sensations physiques en lien avec ce dernier.

Les séries de stimulations oculaires peuvent commencer. Entre chaque série, le patient indique de 0 à 10 la sensation désagréable. Le but étant d’arriver en dessous de 2 pour que le souvenir ait perdu de sa puissance émotionnelle.

Une phrase positive sera alors trouvée avec le patient avant d’ancrer cette dernière par une autre sorte de stimulation oculaire puis avec un taping ou de manière plus inconsciente avec de l’hypnose.

Des études montrent une diminution voire la disparation des symptômes liés au stress post-traumatique, une meilleure capacité pour parler de l’évènement, la fin des comportements ayant généré le besoin de la thérapie, une meilleure qualité de vie…

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