L’homme à travers sa perception du monde extérieur est venu créer le concept de temps pour concevoir et mesurer les changements naturels qui l’entourent. Le temps, c’est l’intellectualisation du changement par l’esprit de l’homme.

L’esprit de l’homme est le moteur même du temps, à travers sa peur du devenir. Il lui permet de localiser les évènements les uns par rapport aux autres pour ensuite se créer des repères. En effet, à partir de mouvements biologiques visibles, comme la trajectoire du Soleil, l’homme vient alors se créer des repères pour pouvoir mieux contrôler sa vie, la remplir d’actions, dans l’espoir de donner un sens à son existence.

Parce que la peur de la mort est nichée au coeur même de notre esprit, pour contrer l’impermanence, il va venir la figer en créant le temps. C’est l’esprit qui vient figer la vie, ce perpétuel mouvement, cette continuité d’actions qui s’enchaînent à l’infini. Par peur de la perdre. Contrôler le temps pour mieux oublier la fin du temps.

Le temps et la mort sont intrinsèquement liés sur ce plan où tout n’est que fixité du mouvement. Comment ? Parce que l’esprit a la capacité d’enregistrer des souvenirs grâce à la mémoire, il va venir jouer avec cette capacité pour créer l’illusion du temps. Tout est alors possible avec le temps. Il peut s’accélérer ou ralentir car il n’est que conception crée par notre esprit.

Notre expérience du temps est conditionnée alors par les filtres de notre Ego à chaque expérience que nous vivons. Lorsqu’on vit une expérience agréable, le temps s’accélère et à l’inverse lorsqu’on s’ennuie, le temps se fige. La création du temps ne peut alors s’envisager que sur le plan grossier de l’existence, sur le plan de l’Ego.

Le temps est au coeur même de nos souffrances, au coeur de la dualité. Si l’on s’identifie au temps, que l’on vit dans le temps, on oscille alors en permanence entre passé et futur. Le futur, qui nous attire et nous angoisse. Le passé, une richesse mais aussi une perte. Tout ce que nous avons, nous allons alors le perdre car tout est impermanent.

Sur le plan subtil, le temps n’existe pas. La vibration est atemporelle, elle est. Tout n’est qu’énergie, en perpétuel mouvement, dans cet espace infini du ici et maintenant.

Le concept de la mort elle-même n’existe plus. L’esprit s’apaise et peut laisser toute la place à l’énergie de sa conscience.

Caroline Schwartz

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