Je t’observe depuis mon regard intérieur. Tes couleurs, ta chaleur, tes milliers d’insectes qui tournoient dans le ciel de ce pays, tes papillons multicolores qui virevoltent sous la caresse du vent, l’eau de l’Ardèche qui alimente les prairies verdoyantes jonchées de fleurs sauvages. Le bleu de l’Alkanna, la chevelure ébouriffée du Dianthus, la grâce de l’Iberis.

Mon cœur est en extase devant ce paysage bucolique qui offre une sérénité incommensurable. Mon corps se mélange au décor allant jusqu’à oublier mon nom et le temps qui passe.

Je deviens cet arbre qui s’enracine et qui puise son énergie dans la terre pour la diffuser tout autour de lui afin de nourrir de cet amour tout ce qui l’entoure. Une fauvette vient chanter sur mon épaule.

Elle raconte que la nature est belle et généreuse et qu’elle est joyeuse de s’arrêter de branches en branches pour conter les richesses de ce monde.

Oh, que d’abondances.

Je suis rempli de respect et d’humilité. Un frisson vient parcourir ma colonne vertébrale, comme touché par une énergie Divine.

Je ressens l’eau, le feu, l’air, la terre et l’espace. Je ressens la vie dans mes veines et partout où mon regard se pose. Je ressens mon impermanence, et bientôt, je fermerai mes yeux pour la dernière fois.

Magnifique vulnérabilité à la robe estivale, encore un cycle qui passe et mes yeux, remplis de mille feux étincelants, sont ceux de l’enfant que j’étais et qui découvrait tout cela pour la première fois.

Merci à la vie de m’offrir chaque jour tous ces cadeaux qui ne s’achètent pas mais qui se contemplent avec les yeux du cœur.

Pin It on Pinterest

Share This