Incarnés dans la matière, la beauté est invisible,

Entre l’égo et la lumière, tout est divisible,

Le mental reste de marbre, amour inaudible,

Il ne peut que polir sa pierre pour la rendre plus sensible.

Dur comme le rock, amplitude limitée,

Raid comme un morceau de bois, souplesse atrophiée,

Tu vas droit dans le mur avec cette suffisance innée,

Aussi froid qu’un glaçon, ignorance confirmée.

Incarné dans la matière, l’esprit est atrophié,

Il ne cesse de classer, de ranger, pour ne pas oublier,

Interdit d’abandonner, on nous dit de lutter,

Hélas mes pieds son embourbés et je ne peux avancer.

Je, moi, mon, mon corps, ma, tous sont la définition

De cet esprit en perdition qui s’accroche à des finitions

A des pensées, des manifestations,

Sans jamais réaliser qu’elles ne sont qu’une simple illusion.

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